
La Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) a publié un communiqué officiel à l’attention du grand public afin de clarifier sa position concernant les récentes mesures de régulation du transport urbain. Face aux mouvements de contestation et aux débats qui animent la capitale, la municipalité réaffirme sa mission première : garantir la sécurité des citoyens et faire respecter la loi.
Antananarivo – 23 juin 2026
Une priorité : La sécurité routière avant le profit
La CUA tient à désamorcer les critiques en précisant que ces mesures ne découlent en aucun cas d’une démarche lucrative. Elles constituent une réponse directe au quotidien chaotique des usagers de la route. Entre la recrudescence des accidents, le non-respect flagrant du code de la route et le mépris des droits des piétons, la municipalité estime qu’il était urgent d’agir pour mettre fin à l’anarchie urbaine.
Appel au dialogue à l’approche de la Fête Nationale
Tout en restant ferme sur ses objectifs, la CUA se montre réceptive aux inquiétudes du secteur du transport. Elle réitère sa volonté d’ouvrir des discussions avec les responsables et représentants des transporteurs afin de trouver des solutions durables et équitables.
À l’approche des célébrations de la Fête Nationale, la commune appelle au civisme, à la responsabilité mutuelle et au dialogue pour éviter tout blocage qui paralyserait la vie des tananariviens. Pour la CUA, l’intérêt général et le respect de la loi restent les seuls piliers du développement et de la sérénité de la capitale.
Le point de vue de la rédaction : Pour des sanctions exemplaires et dissuasives
Si la CUA privilégie la voie du dialogue avec les syndicats, l’opinion publique attend désormais des actes forts. Face à l’incivilité chronique de certains chauffeurs et receveurs de transports publics — qui mettent quotidiennement en danger la vie des passagers par des excès de vitesse, des arrêts anarchiques ou des comportements irrespectueux —, des sanctions exemplaires et dures doivent être appliquées sans concession.
De plus, l’impassibilité, voire la complicité passive, des propriétaires de véhicules ne peut plus être tolérée. Ces derniers doivent être tenus pour coresponsables des infractions commises par leurs employés. Pour que la capitale retrouve un semblant d’ordre, l’impunité doit cesser : les suspensions de licence, les mises en fourrière systématiques et les lourdes amendes doivent devenir la règle face aux récidivistes.



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