
WASHINGTON / TÉHÉRAN — La crise militaire entre Washington et Téhéran vient de franchir un nouveau palier critique. Dans une série de messages particulièrement virulents publiés sur sa plateforme Truth Social, le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient frapper l’Iran « TRÈS FORT CE SOIR », tout en évoquant une prise de contrôle future des infrastructures pétrolières iraniennes, notamment la stratégique île de Kharg.
Antananarivo – 11 juin 2026
« Une nouvelle opération d’envergure dans les prochaines heures »
Alors que la région est déjà secouée par plusieurs nuits consécutives de bombardements et de ripostes, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé que le potentiel défensif de la République islamique avait déjà été neutralisé par les précédentes opérations américaines.
« Les États-Unis vont frapper l’Iran, dont la marine, l’armée de l’air, les radars, les systèmes antiaériens et toutes les autres formes de défense, ainsi que la majeure partie des capacités offensives, ont DISPARU ! TRÈS FORT CE SOIR », a écrit Donald Trump.
Cette rhétorique ultra-offensive intervient après une intensification des hostilités. Téhéran a revendiqué ces dernières heures des tirs de missiles et de drones contre plusieurs installations et positions américaines dans la région, en réponse aux frappes ciblées de Washington.
Objectif Kharg : la guerre du pétrole est déclarée
Au-delà de l’escalade purement militaire, Donald Trump a jeté un pavé dans la mare géopolitique en affichant ouvertement des ambitions territoriales et économiques sur les ressources énergétiques de l’Iran. Le président américain a explicitement ciblé l’île de Kharg, véritable poumon économique du pays qui concentre près de 90 % des exportations de brut iranien.
« À un moment donné, dans un avenir pas trop lointain, nous prendrons l’île de Kharg ainsi que d’autres sites d’infrastructures pétrolières, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz, un peu comme nous l’avons fait avec le Venezuela, ce qui fonctionne brillamment à la fois pour le Venezuela et pour les États-Unis d’Amérique. Merci de votre attention sur cette question ! Président DONALD J. TRUMP. »
Un cessez-le-feu au bord du gouffre
Cette double déclaration volcanique intervient alors que des diplomates régionaux tentaient tant bien que mal de sauver un accord de cessez-le-feu de plus en plus fragile. Selon les observateurs, ces menaces de destruction massive et de saisie économique pourraient être une ultime stratégie de pression maximale de la part de Trump pour forcer Téhéran à capituler à la table des négociations.
Du côté de l’Iran, le ministère des Affaires étrangères a d’ores et déjà fait savoir que la poursuite des bombardements américains rendait toute trêve « pratiquement dénuée de sens ».
La communauté internationale retient son souffle alors que les marchés de l’énergie commencent déjà à réagir nerveusement à la perspective d’un embrasement total des routes maritimes du Golfe.



Laisser un commentaire