
Antananarivo, 1er juin 2026
Le climat politique et judiciaire se tend considérablement à Madagascar à la suite de révélations majeures concernant la plus haute instance juridique du pays. Selon des informations concordantes, une demande d’ordre de poursuite a été émise par le Tribunal de Première Instance à l’encontre de quatre hauts conseillers de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). Cette requête officielle a d’ores et déjà été transmise au ministère de la Justice, ouvrant la voie à une procédure d’exception qui secoue le monde de la magistrature. Les quatre magistrats nommément visés par cette procédure sensible sont Rojoniaina Ranaivoson, Antonia Rakotoniaina Raverohanitrambolatianiony, William Noelson et Nandrasana Georges Merlin Rasolo. D’après des sources proches du dossier, ces hauts conseillers sont soupçonnés de complicité dans une affaire d’atteinte à la sûreté de l’État et de complot visant à déstabiliser l’ordre public ainsi que les institutions de la République.
Les dessous d’une affaire de destitution et de déstabilisation
Les ramifications de ce dossier judiciaire mettent en lumière des connexions politiques explosives au sommet de l’État. En effet, il est reproché à ces quatre membres de la Haute Cour Constitutionnelle d’avoir pris parti et de s’être montrés favorables à la requête déposée par le député Antoine Rajerison. Pour rappel, cette demande parlementaire visait explicitement à obtenir la destitution du Chef de l’État, une démarche qui se retrouve aujourd’hui qualifiée de tentative de déstabilisation institutionnelle par les autorités judiciaires. Pourtant, la requête du député a été juridiquement rejetée par l’institution. Sur le plan légal, ce parlementaire ne dispose absolument pas de la qualité requise pour saisir la haute instance. La législation malgache est très stricte sur ce point car seuls les chefs d’institution et les trois quarts des membres de l’Assemblée nationale possèdent les prérogatives nécessaires pour saisir la Haute Cour Constitutionnelle.
Le dénouement de cette procédure de demande d’ordre de poursuite semble désormais imminent et dépend du retour d’un membre clé du gouvernement. La ministre de la Justice, actuellement en déplacement officiel à l’étranger, aurait manifesté son intention ferme de signer l’ordre de poursuite dès son retour sur le territoire national. Cette signature ministérielle marquera une étape sans précédent dans les relations entre le pouvoir exécutif et la Haute Cour Constitutionnelle, et pourrait profondément redéfinir l’équilibre politique et judiciaire de la transition en cours.



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